Esthetique Homme avait déjà rencontré Marc Bleibel, et vous invite à lire ou relire son histoire d’hommes “La nature fait des cadeaux à Marc Bleibel et à vous aussi…

Marc Blebel, photographe animalier

Aujourd’hui, il nous fait découvrir les blaireaux de la forêt de Parroy. Le Blaireau (Meles meles) est une espèce peu connue :

“Les blaireaux vivent dans les bois qui leur fournit les mille cachettes. C’est un animal fouisseur, capable de construire de vastes galeries. Il est difficile de l’apercevoir, car casanier, il ne quitte guère son terrier profond et il vit essentiellement la nuit, ce qui explique que pour le photographier, j’ai guetté pendant des heures à proximité de son terrier.
Le Blaireau européen est trapu et court sur patte, il peut atteindre 70 centimètres de long pour 25 à 30 cm au garrot et jusqu’à une vingtaine de kilogrammes. Solitaire, il peut aussi former des clans de quelques individus.

Malheureusement, le Blaireau est une espèce classée gibier en France et intéresse à ce titre les Fédérations de chasseurs. Mais, le prélèvement à tir est à priori anecdotique du fait de ses mœurs exclusivement nocturnes.”

Marc Bleibel

Pour la petite histoire :

Les poils servent à fabriquer les bons pinceaux, les petites brosses rondes que les hommes utilisent à se raser.

Que veut dire l’expression : « Blaireau, va ! »

En langage militaire, un blaireau désignait un bleu (une jeune recrue, à cause de leur uniforme bleu), puis par extension une personne insignifiante, ridicule. C’est donc une insulte, comme un naze, un nul.
Ensuite, l’interjection va ! Pour exprimer ici le dédain. Il est très courant de construire des phrases de ce type avec une insulte + va !
C’est donc une phrase équivalente à « espèce de nul ! ».
A noter que cette expression est exclusivement destinée aux hommes. Les femmes elles sont plus souvent “affiliées” à des noms d’oiseaux !

Certains ne peuvent pas blairer le blair de ce sympathique animal très social et au demeurant très sympathique. En effet, le blaireau possède sous la queue des glandes d’où sort un liquide d’une odeur désagréable et persistante pour les protéger des autres animaux.

Entre 1978 et 1986, le cyclisme français a eu un champion bien célèbre et que l’on surnommait le blaireau parce qu’il ne lâchait rien et allait jusqu’au bout de ses limites. Vous voyez de qui on veut parler ?

 

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