LA SEXUALITÉ DE L’HOMME A CHANGÉ.

 

IL ÉTAIT UNE FOIS, les hommes pensaient maîtriser leur sexe. Dominateurs, ils étaient sûrs d’eux. C’était l’époque où la jouissance féminine n’avait pas d’importance, et n’était pas revendiquée. Depuis des millénaires, on considérait l’homme actif et la femme passive, opposant ainsi le sexe de l’homme en érection à celui de la femme en profondeur. 

La femme devait séduire, c’est tout. Lorsque la femme n’avait pas accès à l’orgasme, il ne lui manquait pas. La sexualité n’était vécue que comme un devoir conjugal. Jouir n’était pas une finalité, c’était un plus. 

DE NOS JOURS,

  • Les hommes  se sentent stressés , fatigués par la vie moderne.  Sexuellement, pour se protéger, ils se refusent , ils disent non, et remettent l’acte à plus tard. Ils disent « j’ai un sexe, je peux m’en servir, mais pas maintenant ». Les femmes  attendent, elles se plaignent du désintérêt  de l’homme pour le sexe. Les femmes ne sont plus les seules à prétexter la migraine.

De nos jours, Messieurs, pour être puissants, abstenez-vous !

 

  • Les femmes d’aujourd’hui revendiquent la jouissance. C’est leur droit, c’est écrit dans les journaux féminins : 

Combien de rapports sexuels avez-vous par semaine?

Vous fait-il jouir?

Comment faire pour avoir plusieurs orgasmes au cours d’un même rapport sexuel?

Est-il un « bon coup »?

Désormais, les hommes, eux-aussi, doivent rendre des comptes sur leur sexualité. Ils doivent être performants pour contenter les femmes.

L’homme peut être « licencié » pour objectifs non atteints.

  • Les hommes  se sentent déposséder, mais ils veulent rester  forts et maître de leur sexe.

 

La sexualité trouve aujourd’hui sa légitimité dans l’intérêt de la jouissance. Le plus souvent, on ne fait plus l’amour pour avoir des enfants.

La femme a fait du chemin, elle  revendique le plaisir partagé, elle est partie prenante, et refuse d’être passive.

Chacun  devient comptable des performances de l’autre . La norme non atteinte peut entrainer culpabilité, ou désespoir, crainte d’être quitté.

L’orgueil de l’homme le pousse à vouloir être le seul à l’origine de la réussite  de l’acte sexuel, alors qu’il n’est qu’un seul élément du couple. L’aboutissement  et la «magie» de l’acte ne peuvent être liés à la virilité et au comportement  d’un seul . De nos jours, la femme est aussi responsable.

Si l’homme, au lieu de s’attribuer la responsabilité totale de son érection,

 acceptait la responsabilité de la femme,

 il se sentirait mieux. 

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