LES HOMMES COMMENCENT A SE QUESTIONNER SUR LEUR IDENTITE.

Le modèle traditionnel dominant de la masculinité est-il en train de disparaitre pour laisser place à un autre homme, différent ?

XY sont les chromosomes qui, dès la conception d’un être vivant, détermine son sexe : le bébé sera XY, un garçon doté de testicules, et d’un pénis, qui développera des caractères sexuels secondaires masculins.

« C’est un garçon, un vrai petit homme! » s’exclament les parents bienveillants et conditionnés par des années de patriarcat ! Mais, de la conception à l’âge adulte, le chemin est semé d’embûches pour le garçon qui doit lutter pour ne pas être féminin.

Dès 1959, la psychologue, Ruth Hartley comprend que le petit garçon se définit avant tout négativement : ” Les mâles apprennent ce qu’ils ne doivent pas être pour être masculins, avant d’apprendre ce qu’ils peuvent être…”
Beaucoup de garçons définissent simplement la masculinité : ce qui n’est pas féminin. Le devenir de chaque homme met en jeux des facteurs psychologiques, sociaux et culturels qui n’ont rien à voir avec la génétique.

Hommes et Femmes sont modelés par les peuples.
Pendant de nombreuses décennies, en Europe comme ailleurs, lont pas voulu laisser paraître les aspects féminins de leur personnalité. est : « ne soit pas une femme ! » on comprend que cette phrase pourra être au centre de son identité sexuelle masculine bâtie sur le modèle traditionnel de mâle dominant, déphasé par rapport à l’évolution des femmes.

Un vrai mec ne pleure pas ! Il ne se livre pas, il doit être fort, il doit sans cesse réaffirmer sa virilité.
La « virilité » ne s’acquiert pas par la grâce divine, elle doit être fabriquée, et c’est pour cette raison, qu’elle peut être source de souffrance. « Etre un homme, un vrai, fort, responsable, intelligent … » de quoi avoir le vertige pour tous ces jeunes hommes.

De nos jours, les hommes commencent à prendre conscience de leur véritable indentité masculine faite, en réalité, à la fois de masculinité et de fémininité. Les hommes peuvent apprendre à accepter leur propre féminité sans pour autant devenir des femmelettes. Et parce que les femmes ont entrepris de se redéfinir, elles ont contraint les hommes à en faire autant.

Les femmes aimeraient que les hommes aient une personnalité androgyne dans le domaine des sentiments : forts et gracieux, rudes et sensibles, protecteurs et vulnérables.

Les hommes n’ont pas forcément à choisir entre masculinité et féminité, ils peuvent avoir les deux à la fois. Les hommes doivent s’autoriser à éprouver la même chose que les femmes lorsqu’elles se sentent blessées, vulnérables. En définitive, XY, ne suffit pas à caractériser un homme, et encore moins à justifier une ségrégation sexuelle des enfants. Il est indispensable d’apprendre à s’accepter, et s’aimer soi-même.

Le mâle dominant d’autrefois est en train de disparaitre pour laisser place à un homme nouveau différent, comme une nouvelle identité masculine, qui cessera de refouler une part essentielle de lui-même en n’ayant plus peur d’exprimer et montrer « ses cotés féminins »