Rappel important

Pour prévenir les cicatrices d’acné modérée, il faut traiter le plus tôt possible. L’acné même modérée peut laisser des cicatrices définitives. Le traitement des cicatrices d’acné est toujours difficile, le meilleur traitement est préventif. L’acné doit être prise au sérieux par les parents. Il existe de nombreux moyens pour traiter l’acné, il ne faut pas attendre les cicatrices pour s’en préoccuper, et donc consultez à temps !

Vous trouverez dans nos vidéos : soins d’hygiène et soins cosmétologiques pour une peau qui présente des lésions d’acné, comment raser une peau grasse tous nos conseils dans ces domaines; à appliquer quelle que soit l’importance de votre acné.

Les traitements médicaux seront d’autant plus efficaces que l’hygiène de la peau sera parfaite.

Perdez l’habitude de « trafiquer » vos boutons avec vos mains !

QUEL TRAITEMENT POUR VOTRE ACNE MODEREE ?

Dans votre miroir vous voyez, plus de la moitié de votre visage qui est atteint : nombreuses papulo-pustules, nombreux comédons ouverts ou fermés, un nodule peut être présent. Votre acné est à prédominance inflammatoire.

Les traitements naturels

A ce stade ils peuvent compléter les traitements médicaux notamment en entretien chez soi, entre les poussées d’acné, pour éviter au maximum les récidives, mais ils ne seront pas efficaces utilisés seuls.

En aucun cas, il faut espérer guérir une acné modérée avec ces seuls traitements naturels au risque de cicatrices définitives en retardant le traitement actif.

Lotions : matin et soir seule, ou après le nettoyage doux du visage, avec un coton ou sur une compresse que vous appliquez en compresses pendant 10 mn. Conservez au réfrigérateur.

à la lavande (antiseptique, désinfectante, cicatrisante, calmante)

Faire infuser 30 grs de lavande pendant une dizaine de minutes dans 1 l d’eau bouillante. Refroidir, filtrer, mettre dans une bouteille opaque en verre.
Nettoie la peau et ravive le teint.

Romarin Officinalis

Faire infuser 25grs de sommités fleuries (partie de la plante qui comprend la fleur accompagnée de quelques centimètres de tige) de romarin dans 500 ml d’eau bouillante. Laisser infuser 10 mn, refroidir, mettre en bouteille. Fermer hermétiquement et étiqueter.

Sauge officinalis, de catalogne, herbe sacrée

Pour faire de l’eau de sauge, faites bouillir 1⁄2 l d’eau de source. Une fois frémissante, plonger 100 grs de feuilles fraiches de sauge, ôter du feu. Laisser infuser pendant une bonne heure, filtrer, mettre en bouteille, fermer hermétiquement et étiqueter.

Lotion à la rose Rose de provins gallica ou centifollia

Faire chauffer 1 l d’eau distillée jusqu’à ébullition. Retirer la casserole du feu et ajouter 500 grs de pétales de rose. Laisser infuser pendant 4 jours, filtrer. Mettre en bouteille. Fermer hermétiquement. Etiqueter, garder au réfrigérateur car ne se conserve pas longtemps. Matin et soir. Elle peut être achetée déjà prête à l’emploi.

Sauge et camomille

Faire une infusion avec 1 l d’eau, 30 grs de camomille et autant de sauge que vous appliquer en compresses pendant 10 mn. Conserver au réfrigérateur.

Jus de citron

On prépare ce jus en faisant bouillir le jus d’un seul citron dans 1 l d’eau avec 2 cuillers à soupe de miel de thym. Laisser refroidir et tamponner les zones concernées 2 fois par jour. A noter qu’une simple rondelle de citron passée sur le visage peut éclaircir un teint brouillé. Pour ses propriétés thérapeutiques : antiseptique par son acide formique.
Le miel est reconnu depuis des siècles

Masque à l’argile

Mélanger de l’argile verte à de l’eau jusqu ‘à l’obtention d’une pâte ; ajouter une goutte d’huile essentielle de lavande, 1 goutte de sauge, et 1 goutte de myrrhe. Remuer .Etaler sur les zones atteintes en couche épaisse. Garder ce masque 1⁄4 d’heure avant de l’enlever à l’eau tiède.
Autre exemple : mélanger 2 gouttes d’huile essentielle de citron avec 100 grs d’argile verte en poudre et 250 ml d’eau de source. Dès que vous avez obtenu une pâte épaisse, posez la sur votre visage pendant 10 minutes en mettant une double couche sur votre menton et le front. Rincer à l’eau tiède . Ce masque resserre les pores et donne de l’éclat au teint.
Le miel de thym peut être appliqué sur les boutons

Bain de vapeur

Exposer le plus souvent votre visage à la vapeur de plantes : romarin, sauge ou thym.
Par exemple, pour les petits boutons rouges et les quelques points noirs que vous présentez, essayer une fumigation. Il suffit de faire bouillir de l’eau avec 50 grs de romarin. Verser dans un grand bol. Recouvrir votre visage d’une serviette éponge. Rester penché au dessus du bol pendant une dizaine de minutes pour permettre un nettoyage profond de la peau et diminuer, voire disparaitre les boutons disgracieux.

Infusions ou gélules

La bardane, dépurative, le pissenlit stimulant du foie. En infusion, l’ortie, la patience, le plantain (vous pouvez en mélanger 2 ou 3 ). Les doses sont indiquées » sur les boites de tisane et sur l’emballage des gélules.

Le sulfate de magnésium en sachet, à raison de 1 sachet acheté en pharmacie, et dilué dans 1 litre d’eau. A boire 1 verre le matin et 1 verre le soir (recette d’internaute qui a fait ses preuves dans son cas)

Cache bouton

Vous avez une soirée et un petit bouton trône au milieu du visage. Prenez une pulpe d’une orange et posez la durant quelques minutes sur le bouton.

Les traitements cosmétologiques

Si vous achetez des produits cosmétiques, vérifiez toujours qu’ils ne contiennent pas de lanoline, d’huile de foie de requin et de flétan ou le beurre de cacao, ces produits favorisant l’acné.

Choisissez des produits non comédogènes.

Crème hydratante non comédogène le matin pour contrebalancer le dessèchement des traitements anti-acnéiques
Crème contenant de l’acide glycolique à 15%, entre les poussées pour prévenir la récidive
Crème contenant de l’acide salycilique entre les poussées pour prévenir la récidive.
Ecran total
Pas de gommage, ils peuvent diminuer votre tolérance aux traitements prescrits

Les traitements chez le médecin

Remboursés par la sécurité sociale

Le nettoyage dermatologique

Un bon nettoyage de peau dermatologique fait par un médecin s’impose pour accélérer la guérison des acnés rétentionnelles microkystiques. Quand il est associé aux traitements locaux prescrits par le médecin (rétinoides), il sera pratiqué quelques semaines après le début du traitement, il permet d’en accélérer l’effet, d’éviter des cicatrices. Le médecin pratique une micro incision du comédon fermé pour en extraire le sébum retenu.

La prescription médicale sur ordonnance

Traitement locaux contre les lésions rétentionnelles

  • Les rétinoides topiques ( crème ou gel) remboursés par la SS

Ils font partie de la famille dérivés de la vitamine A
Contre les comédons (lésions rétentionnelles) désobstruent les follicules pilo-sébacés, donc toujoursnécessaires puisqu’il existe toujours une obstruction des follicules sébacés dans l’acné.
Ce sont la trétinoine ( locacid, kétrel, efederm, rétacnyl), l’isotretinoine (roacutane gel), adapalène (différine crème et gel qui s’attaque aussi aux lésions inflammatoires).
Irritants. Commencez le traitement 1 jour sur 2 pendant 2 semaines (ou dès que l’on supporte bien le produit). A appliquer les soirs 1 heure après la toilette. Il faut appliquer très peu de produit, l’étaler sur l’ensemble du visage sans frotter la peau, éviter les yeux, le pourtour de la bouche et le cou. Bien surveiller sa peau, et interrompre le traitement pendant 1 à 4 jours si la peau devient rouge, pèle, picote, ou brûle.
L’application d’un crème hydratante est indispensable le matin.

Le traitement est souvent associé au peroxyde de benzoyle et/ou un traitement antibiotique local ou général.

  • Acide Azélaique (SKINOREN®) non RSS, efficace sur les lésions rétentionnelles mais aussi sur les lésions inflammatoires . 2 fois par jour, modérément irritant.
  • Préparation à la résorcine salycilée : réagit au soleil, mais parfois irremplaçable chez les sujets qui ne tolèrent pas les rétinoides locaux.

ET
contre les lésions inflammatoires (boutons rouges)

  • Peroxyde de benzoyle, c’est un médicament RSS qui possède des propriétés anti-
    inflammatoires et anti-bactériennes pour traiter les lésions inflammatoires (boutons rouges)

existe en savon (Pannoxyl ®) en crème, et en gel (Brévoxyl, Cutacnyl, Eclaran, Pannogel, Pannoxyl, Effacné, Epiduo). Les concentrations des produits varient entre 2,5 et 10%. Un peu irritant mais très efficace sur les lésions inflammatoires. Uniquement sur les boutons rouges, sans frotter. Le soir avec une lingerie de couleur blanche car décolore les vêtements comme l’eau de javel.

Rétinoide et peroxyde de benzoyle en association ou non à un traitement antibiotique local en fonction du nombre de boutons rouges.

  • antibiotiques locaux : on peut utiliser l’érythromycine en gel lotion, ou la clindamycine(Dalacine topic). Ces produits contiennent de l’alcool ou propylène glycol qui est irritant.

A noter : les Dermocorticoides : ce n’est pas un traitement de l’acné !

Traitement antibiotique général

D’emblée, mais pas toujours, seulement si votre acné modérée est plutôt étendue.

Une acné modérée est traitée avec des traitements locaux en priorité ( peroxyde de benzoyle et rétinoide, et en cas d’intolérance Adapalène 0,1% ® ou rétinoide plus un antibiotique local) les antibiotiques par voie orale seront ajoutés en cas de forme étendue ou d’évolution prolongée.

Les antibiotiques (tétracyclines, érythromycine, plus rarement sulfamides) :

L’acné n’est pas une infection, mais ces antibiotiques luttent efficacement contre l’inflammation. Les tétracyclines peuvent entraîner des troubles digestifs (nausées, vomissements), elles doivent être absorbées avec un grand verre d’eau, au moins deux heures avant le coucher pour éviter une ulcération de l’œsophage. Les tétracyclines réagissent au soleil, il ne faut donc pas s’exposer au soleil sans utiliser un écran total toutes les deux heures. La survenue d’une allergie cutanée(urticaire) est possible.

Traitements de médecine esthétique

non remboursés par la sécurité sociale

Traitements par les lasers et les lampes : ce ne sont pas des traitements de première intention dans l’acné mais ils peuvent être utiles quand les patients ne veulent pas prendre de traitements par voie orale. On les utilise aussi dans les acnés résistantes aux traitements classiques.

De nos jours la lumière est utilisée en Médecine pour traiter les douleurs, les inflammations ; elle trouve également des applications en Médecine Esthétique, en Dermatologie et en Cancérologie. Nous disposons de trois Lumières Médicales : les Lasers, les Lumières Intenses Pulsées, et les LEDS.

On parle de Photothérapie qui est basée sur un échange d’énergie entre la lumière et la matière avec pour conséquence des effets biologiques.

Les lasers et acné

La première idée a été de d’utiliser des lasers pour réduire la production de sébum. La lumière émise par l’appareil Laser est monochromatique caractérisée par une longueur d’onde précise fixe, cohérente et focalisée.
Lorsque la glande sébacée est exposée au choc thermique provoqué par le laser, son fonctionnement se trouve altéré, et une partie des germes responsable de la surinfection des kystes est détruite.

Plusieurs lasers peuvent être utilisés dans cette indication :

Les lasers infrarouges :

Ils émettent entre 1200 et 1600 nm, leur lumière est principalement absorbée par l’eau. La profondeur de pénétration se situe dans le derme où se localisent les glandes sébacées. L’absorption très faible de la mélanine (pigment brun de la peau et des poils) à ces longueurs d’onde, permet le traitement de tous les types de peau, même foncés.

  • Le laser diode 1450 nm qui a été le premier laser utilisé dans le traitement de l’acné peut réduire les lésions inflammatoires.

Les divers protocoles de traitement de l’acné :
Après la séance de laser, une grande majorité des boutons rouges perd son caractère inflammatoire. Quatre séances sont, en moyenne, nécessaires, espacées de 4 semaines avec un résultat souvent impressionnant et surtout durable. Toute la zone atteinte est traitée à chaque séance au laser. Une étude française a été faite par le Docteur Mazer et al. Sur l’acné du visage avec un suivi des patients sur 18 mois : 27 patients suivis à 18 mois présentent une réduction de 71,8% des lésions, ce qui correspond aux données des autres études. Des séances d’entretien sont réalisées en cas de récidive.

  • Les autres lasers infra rouges : le Laser 1320 nm cible également l’eau et la glande sébacée surtout utilisé dans le remodelage cutané réduit significativement les comédons mais n’a pas d’action sur l’acné inflammatoire ; le laser 1540 Erbium Glass, en 4 séances à 1 mois d’intervalle a entrainé une diminution moyenne du nombre de lésions de la face et du dos de 71% à 6 mois, de 79 % à 1 an et de 73% à 2 ans.

Le laser colorant pulsé

permet aussi de réduire les lésions inflammatoires rouges en s’attaquant à la constituante vasculaire de l’inflammation. Le traitement laser doit être répété 1 fois par semaine pendant plusieurs semaines pour donner des résultats durables.

Les Lumières intenses pulsées (lumière polychromatique non cohérente, non focalisée) et acné.

Les résultats obtenus avec la lumière pulsée sont identiques et moins douloureux, après un nettoyage complet de la peau, il suffit de flasher à 2 reprises les boutons rouges. Chez l’homme, les lésions acnéiques sont entourées de poils. Il conviendra de les raser. Ces poils vont subir une dépilation provoquée par le flash et l’effet coup d’élastique se fait ressentir malgré le refroidissement.
L’intervalle de temps entre chaque séance est plus court qu’avec les lasers, plutôt 15 jours à 3 semaines. Dans la grande majorité des cas 3 séances suffiront. Il est parfois nécessaire de ré-intervenir ultérieurement en cas de réapparition des boutons.

Les LED et acné

Une diode électroluminescente, LED, est un composant électronique capable d’émettre de la lumière monochromatique, non cohérente, non focalisée, lorsqu’il est parcouru par un courant électrique. Les diodes les plus connues sont les voyants lumineux sur les appareils électro-ménagers, elles sont de faible puissance inférieure à 1 watt. Les LED en dermatologie ont une forte puissance supérieure à 1 watt ; l’efficacité de la LED va dépendre de sa longueur d’onde (c’est-à-dire de la couleur), de son irradiance (ou fluence joules / cm2), de la durée d’exposition et du mode pulsé ou discontinu, avec toutefois une priorité pour le rôle de la puissance de l’irradiance (énergie) sur le temps d’exposition.

Les LEDs sont utilisés en panneau de dimension variable, de la taille d’un téléphone portable à 2 m2 de surface pour y exposer le corps. Les lumières LED ont des propriétés stimulantes des métabolismes, elles ont aussi une action anti inflammatoire, antalgique, curative, et préventive, précieuses dans la réparation cutanée. De plus en plus de petits appareils LED, sans puissance précise ni précautions d’emploi détaillées, sont vendus avec des promesses diverses allant de la beauté à l’acné. Ils risquent cependant d’être décevants dans leur utilisation quotidienne. Un conseil, devant la douceur apparente de ces sources lumineuses et l’absence presque totale de chaleur ressentie, la tendance naturelle fait que l’on peut être tenté, pour être plus efficace, d’augmenter la fréquence et surtout la durée des expositions au rayonnement. C’est une erreur à ne pas commettre. Les cellules réagissent très vite à la stimulation lumineuse et si cette dernière se prolonge trop, l’efficacité décroît rapidement, ses effets pouvant alors s’inverser.

Les LEDs sont donc des lumières monochromatiques qui utilisent le phénomène de photobiomodulation. Les couleurs clés, pour lesquelles de nombreux travaux ont à ce jour démontré une réelle efficacité et un mode d’action, sont le rouge, le proche infra-rouge et le bleu (le vert, le jaune ou l’orange ont des résultats qui doivent encore être évalués).

La LED induit une cascade de réactions photochimiques au niveau cellulaire. Les cibles atteintes sont :

les mitochondries des fibroblastes (cellules du derme de la peau), mais aussi des cellules qui interviennent dans le processus inflammatoire comme les macrophages, les mastocytes et les polynucléaires.

-les vaisseaux, les mélanocytes (cellules qui fabriquent le pigment mélanique), et l’eau avec, pour chacune de ces cibles, un coefficient d’absorption de la lumière variable en fonction de la couleur de la LED.

En activant le système d’oxydo-réduction, l’irradiation lumineuse augmente le rendement énergétique de la mitochondrie puis la synthèse protéique dans la cellule où elle existe. L’hypermétabolisme des cellules de la peau, des mastocytes, des macrophages, et des polynucléaires neutrophiles permet la libération des facteurs pro et anti inflammatoires. Les fibroblastes produisent du pro-collagène de type I et II. On a pu observer une augmentation du nombre des fibroblastes et un épaississement et réarrangement des fibres de collagène, ainsi qu’une réduction de la profondeur des rides et des vergetures, une modification de l’élasticité cutanée et même une modification du teint (point intéressant par exemple pour proposer d’améliorer le teint des fumeuses).

En ce qui concerne l’acné, avec l’utilisation des LEDs, l’idée n’est pas de détruire par la chaleur mais de normaliser les fonctions cellulaires des glandes sébacées et également de nuire aux germes.

Les LEDs rouges ont une action anti inflammatoire.

La bactérie Propocie Acnès produit une substance (porphyrine) activable par les LED, notamment bleues, cette photo activation provoque la destruction de la bactérie par production de radicaux libres.

En pratique, l’exposition répétée des lésions acnéiques à de courtes séances sous un panneau de LEDs rouges améliore significativement les lésions. On rajoute des LED bleues pour entraver le métabolisme des germes qui se développent dans les lésions inflammatoires acnéiques.

De nombreuses études cliniques font état d’une amélioration de l’acné inflammatoire de plus de 50 % à raison de 2 séances durant 6 semaines avec les LED bleues seules. Bien sûr ce résultat doit être entretenu comme pour la plupart des traitements proposés.

On a pu montrer que :

  • l’utilisation alternée de LED bleue et rouge (2 séances par semaine pendant 4 semaines) pouvait améliorer 48% de l’acné rétentionelle et de 76 % l’acné inflammatoire quelque soit le phototype (c’est-à-dire quelque soit la couleur de la peau même foncée).
  • Pour les lésions rétentionnelles, l’amélioration était à son pic d’efficacité dès la deuxième semaine de traitement, pour être stable ensuite jusqu’à 8 semaines après la dernière séance.
  • Pour les lésions inflammatoires, l’amélioration était de 60% à a troisième semaine pour encore s’améliorer pendant les 2 mois qui suivent.

La fluence était de 48J/cm2 pour les lumières bleues et 96 J/cm2 pour les rouges pendant 20 minutes chacune. Rarement une petite aggravation transitoire de l’acné inflammatoire peut se voir en utilisant les LED bleues seules, c’est pour cette raison que l’on a tendance à proposer dans la même séance une exposition alternée de LED bleues et rouges. En effet, on a supposé que les phénomènes d’aggravation transitoire pourraient être secondaires aux débris des bactéries.

Sous les panneaux de LEDs, les yeux doivent être protégés par des coques occlusives, et le local doit être sombre sans lumière du jour. La peau doit être préalablement nettoyée. Contre- indication : les maladies auto-immunes (exemple : lupus érythémateux disséminé)

Pour être efficace, un traitement par les LEDs rouges( 632 nm) et/ou bleues ( 415 nm) nécessite en moyenne 2 séances par semaine durant 4 semaines. Les LEDs peuvent être utilisées en complément de la lumière pulsée, des traitements locaux et généraux, y compris l’isotrétinoine ( Roacutane®). Il n’y a pas de risque de déclencher une photosensibilisation, même avec le peroxyde de benzoyle (crème à appliquer sur les boutons rouges), si on reste hors spectre des UV.

Des petits panneaux de la taille d’un téléphone portable, équipé de LED bicolores sont proposés pour traiter soi-même ses boutons d’acné.

Pour être complet, à propos de la Photothérapie dynamique : les LEDs peuvent être utilisées avec un liquide photosensibilisant (acide aminolevulinique) . Mais, pour une pathologie considérée comme mal vécue socialement bien que bénigne, la prescription d’un chromophore exogène couteuse, la durée de la séance, les risque d’aggravation de l’acné, la gestion des sensations de brûlures durant les séances et l’effet peeling dans les suites plaident en faveur des LED sans liquide photosensibilisant (PDT) en première intention.

L’acné modérée nécessite plus souvent la prise d’antibiotiques par voie orale.

Le traitement d’attaque doit être poursuivi pendant 3 mois avant de pouvoir juger de son efficacité. Si le traitement est efficace, on entretiendra les résultats avec les traitements locaux médicaux ( rétinoides, acide glycolique, antibiotique local ) plus ou moins les traitements naturels ou cosmétologiques, plus ou moins les traitements de médecine esthétique ( voir vidéo pratiquement pas de lésion et/ou acné légère), et toujours en observant les règles d’hygiène, toujours écran total.

En cas d’échec, On pourra envisager le traitement oral par isotrétinoine (Roacutane cps ®)

L’acné nouvelle indication pour la lumière qu’après échec des traitements conventionnels qui seuls sont remboursés par la sécurité sociale.

Alternative aux antibiotiques, surtout lorsqu’on craint une résistance bactérienne, si on veut éviter les antibiotiques ou pour optimiser le résultat en complément.

Dans tous les cas patience !

L’acné modérée dure en général 4 à 6 ans, les traitements font disparaitre les lésions mais ne les guérissent pas. Les traitements doivent être poursuivis tant que dure l’acné. Un traitement bien conduit ne donne que peu de résultats après 1 mois de traitement, 20% après 2 mois, 60 % après 6 mois et 80% après 8 mois.